Brigitte Willers, artiste autodidacte

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Choix intime, ma vocation s’est imposée dès la petite enfance, avec un besoin de faire avec envie et sans contraintes …
Mes premières études furent celles de l’observation, de la contemplation. Enfant, je choisissais de copier les grands, à la gouache avec une interprétation très personnelle des Impressionnistes tels que Monet ou Cézanne …
Un besoin de découvrir le monde de la peinture à travers différentes techniques telles que l’Huile, l’Acrylique, le Pastel, les Encres .. Avec le plaisir de la découverte que procure chaque matière.

Je suis venue à l’Aquarelle, comme on entrerait dans la facilité, et me suis vite aperçue que je ne savais rien. D’abord vécu comme une régression, j’ai ensuite été conquise par elle.

Depuis, je ne cesse de la re-découvrir … l’Aquarelle recèle tant de secrets, elle est pour moi le moyen le plus juste d’une réelle communion entre l’artiste et la matière … Le pinceau se fait alors l’objet et le vecteur de cette osmose, comme un prolongement instinctif … Faire corps avec elle, avec l’eau, les matières, la pierre, les végétaux …

Elle se gagne comme une victoire sans cesse renouvelée, vécue avec passion et partage.

Sortir du cadre pour « respirer »

Chaque année de travail m’apporte son lot de satisfactions et de frustrations. Depuis 2009 s’est imposé une évolution dans l’approche de mes sujets. J’ai ressenti le besoin d’agrandir mes formats, de sortir du cadre, puis d’agrandir le sujet, de choisir un détail et d’en étudier la composition, en quelque sorte : voir autrement !
brigitte-willers-page-biographie-pinceauxPeaufiner ma technique sur les matières, tailler d’avantage dans le vif pour en saisir la beauté et la complexité.
C’est aussi un tout petit monde qui se révèle en « zoomant » sur un sujet et en pointant les « moindres détails ».
Une observation plus poussée qui me permet d’entrer doucement dans une autre perception des choses…
L’année 2012/2013 a connu : l’entrée de personnages dans certaines de mes aquarelles.
Jusqu’à présent, leur présence était suggérée par les ambiances que je choisissais.
Aujourd’hui, les personnes peuvent devenir le sujet central et modifier ainsi le ressenti. Le décors n’est plus uniquement l’endroit où l’on peut se projeter, mais l’introduction d’un personnage, qui n’est plus un intrus, créé une tout autre atmosphère.
Le choix de mes sujets traduit un cheminement de plus en plus précis vers un réalisme qui exprime tout l’intérêt que je porte aux moindres détails et au jeu sans cesse renouvelé de la lumière.
C’est la beauté de toutes choses à voir, à toucher, à sentir que j’ai envie de partager…

La couleur est par excellence la partie de l’art qui détient le don magique. Alors que le sujet, la forme, la ligne s’adressent d’abord à la pensée, la couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité.
Eugène DELACROIX

Mon parcours

1982 à 1985 : Galerie du “Bois Chenu” à Barcelonnette (04)
1989 : Office du Tourisme du Sauze (04)
1990 : “Scoop” à Gap (05)
1991 : “Les Couleurs de l’Espoir” à l’UNESCO à Paris
1992 : Exposition en association avec Cécile Mimet et Enide Benhamou, artistes peintres à Barcelonnette (04)
1992 à 1995 : Peintures murales, art déco, en collaboration avec Leslie Bonnet, architecte à Digne (04), Barcelonnette (04) et Aix-en-Provence (13)
1995 : Exposition d’un décor de 6m x 1,50 m pour la “Maison de la France”, 5e Avenue à New York
2002 : Lauderdale House, Highgate, Londres
2003 : Exposition dans le cadre du 1er Festival International du film Intimiste de Sanary (83)
Juillet 2003 : Musée du Vin à Chateauneuf-du-Pape (84)
2003 : Invitée d’honneur à St Saturnin-lès-Apt (84)
2012 : Avec l’Association « Courants d’Arts » à Genas (69)
2012 : Chapelle Saint-Ferréol (84)
1997 à 2016 : Exposition annuelle en août au « Four à Pain » à Viens , Luberon (84)